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Etienne JODELLE

Etienne JODELLE (1532-1573)


Voici les pomes de Etienne JODELLE :

   A SA MUSE
   AMOUR VOMIT SUR MOY SA FUREUR ET SA RAGE
   COMBIEN DE FOIS MES VERS ONT-ILS DORE
   COMME UN QUI S'EST PERDU DANS LA FOREST PROFONDE
   DE QUEL SOLEIL, DIANE, EMPRUNTES-TU TES TRAITS
   DES ASTRES, DES FORETS, ET D'ACHERON L'HONNEUR
   DES QUE CE DIEU SOUBS QUI LA LOURDE MASSE
   DES TROIS SORTES D'AIMER LA PREMIERE EXPRIMEE
   EN QUELLE NUIT, DE MA LANCE D'IVOIRE
   EN TOUS MAUX QUE PEUT FAIRE UN AMOUREUX ORAGE
   ENCOR QUE TOI, DIANE, A DIANE TU SOIS
   J'AIME LE VERD LAURIER, DONT L'HYVER NY LA GLACE
   JE M'ETOY RETIRE DU PEUPLE, ET SOLITAIRE
   JE ME TROUVE ET ME PERS, JE M'ASSEURE ET M'EFFROYE
   JE MEURE SI JAMAIS J'ADORE PLUS TES YEUX
   JE VIVOIS MAIS JE MEURS, ET MON COUR GOUVERNEUR
   MESME EFFECT QU'ONT LES VENTS ENCLOS DESSOUS LA TERRE
   MYRRHE BRULOIT JADIS D'UNE FLAMME ENRAGEE
   O TOY QUI AS ET POUR MERE ET POUR PERE
   O TRAISTRES VERS, TROP TRAISTRE CONTRE MOY
   OU SOIT QUE LA CLAIRTE DU SOLEIL RADIEUX
   PAR QUEL SORT, PAR QUEL ART, POURROIS-JE A TON COEUR RENDRE
   PASSANT DERNIEREMENT DES ALPES AU TRAVERS
   PLUTOT LA MORT ME VIENNE DEVORER
   QUAND TON NOM JE VEUX FAIRE AUX EFFETS RENCONTRER
   QUEL TOURMENT, QUELLE ARDEUR, QUELLE HORREUR, QUEL ORAGE
   QUELQUE LIEU, QUELQUE AMOUR, QUELQUE LOI QUI T'ABSENTE
   SI QUELQU'UN VEUT SAVOIR QUI ME LIE ET ENFLAMME
   VOUS, O DIEUX, QUI A VOUS PRESQUE EGALE M'AVEZ