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Georges RODENBACH

Georges RODENBACH (1855-1898)


Voici les pomes de Georges RODENBACH :

   AH ! VOUS ETES MES SOEURS, LES AMES QUI VIVEZ
   BEGUINAGE FLAMAND
   DANS L'AIR FRAICHI, VENANT D'OU...
   DANS L'ANGLE OBSCUR DE LA CHAMBRE, LE PIANO
   DANS L'ETANG D'UN GRAND COEUR...
   DANS LE SILENCE ET DANS LE SOIR DE LA MAISON
   DANS QUELQUE VILLE MORTE, AU BORD DE L'EAU
   DES CLOCHES, J'EN AI SU QUI CHEMINAIENT SANS BRUIT
   DIMANCHE : UN PALE ENNUI D'AME, UN DESOEUVREMENT
   DIMANCHES
   DOUCEUR DU SOIR !...
   EN DES QUARTIERS DESERTS DE COUVENTS ET D'HOSPICES
   EN PROVINCE
   IL FLOTTE UNE MUSIQUE ETEINTE...
   L'AQUARIUM EST SI BLEUATRE, SI LUNAIRE
   L'AQUARIUM, TOUJOURS FRISSONNANT, EST ETRANGE
   L'EAU DES ANCIENS CANAUX EST DEBILE ET MENTALE
   L'HOSTIE EST COMME UN CLAIR DE LUNE DANS L'EGLISE
   L'OBSCURITE, DANS LES CHAMBRES, LE SOIR...
   LA LAMPE DANS LA CHAMBRE ...
   LA VILLE EST MORTE, MORTE, IRREPARABLEMENT
   LE MIROIR EST L'AMOUR, L'AME-SOEUR DE LA CHAMBRE
   LES CANAUX SOMNOLENTS ENTRE LES QUAIS DE PIERRE
   LES CHAMBRES, DANS LE SOIR
   LES CYGNES BLANCS...
   LES DIMANCHES : TANT DE TRISTESSE ET TANT DE CLOCHES
   LES GLACES SONT LES MELANCOLIQUES GARDIENNES
   LES MIROIRS, PAR LES JOURS ABREGES DES DECEMBRES
   LES PIECES D'EAU, SONGEANT DANS LES PARCS TACITURNES
   MON AME, TOUT CE LONG ET TRISTE APRES-MIDI
   O NEIGE, TOI LA DOUCE ENDORMEUSE DES BRUITS
   O VILLE, TOI MA SOEUR A QUI JE SUIS PAREIL
   ON AURA BEAU S'ABSTRAIRE EN DE CALMES MAISONS
   PAYSAGES DE VILLE
   QUAND LE SOIR EST TOMBE DANS LA CHAMBRE QUIETE
   QUAND ON RENTRE CHEZ SOI, DELIVRE DE LA RUE
   SES YEUX
   SEULS LES RIDEAUX, TANDIS QUE LA CHAMBRE EST OBSCURE
   SI TRISTES LES VIEUX QUAIS BORDES D'ACACIAS
   SONGEUR, DANS DE BEAUX REVES T'ABSORBANT
   TEL SOIR FANE, TELLE HEURE EPHEMERE SUSCITE
   TOUTE UNE VIE EN NOUS, NON VISIBLE, CIRCULE
   VIEUX QUAIS