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Remy Belleau

Né en 1527 ou 1528 à Nogent-le-Rotrou dans une famille aux origines incertaines, Remy Belleau complète à Paris, vers 1553, une formation dominée par l'amour de la poésie grecque. Intelligent sans surcharge d'érudition, il était avant tout un homme qui plaisait.

Il rejoint bientôt le groupe du Collège de Coqueret (Pierre de Ronsard, Antoine de Baïf, Joachim du Bellay), puis la Pléiade et publie en 1556 une traduction des Odes d'Anacréon : le succès de ce lyrisme léger est considérable. Bien qu'un peu sèche selon Ronsard, cette traduction vient enrichir la « Brigade » d'un nouveau style ; elle a pour elle la fidélité et l'exactitude qui en firent le succès. On lui doit également la traduction du Cantique des Cantiques et de l'Ode à l'Aimée de Sappho. De fait Belleau est le premier traducteur français de la poétesse de Lesbos.

La même année, Belleau célèbre dans les Petites Inventions fleurs, fruits, pierres précieuses, animaux et rappelle la rage de l'expression de Francis Ponge.

Ses poèmes personnels manquaient encore d'originalité et il fallut attendre 1565 pour découvrir sa Bergerie, chef-d'œuvre de la poésie pastorale dont l'Avril dévoile un érotisme à fleur de sein. En 1576, paraissent Les Amours et Nouveaux Eschanges des pierres précieuses, vertus et propriétés d'icelles. Cette œuvre, décrite comme une « épopée minérale » par R. Sabatier, raconte les propriétés des pierres, leur histoire, le mythe de leur origine.

Selon certains le moins lyrique des poètes de la Pléiade, le plus pudique au dire d'autres, Rémy Belleau ne déborde certainement pas d'imagination et il imita plus qu'il ne créa, mais il demeure un orfèvre du verbe.

Après avoir penché pour la Réforme, l'auteur se rallie au parti de ses protecteurs, les Guise. Précepteur à Paris de Charles de Lorraine, il résidera jusqu'à sa mort (1577) à l'hôtel de Guise.


Voici les pomes de Remy Belleau :

   AVRIL
   DOUCE ET BELLE BOUCHELETTE
   EMBRASSE-MOI, MON COEUR...
   LA CYGALLE
   LA PIERRE AQUEUSE
   LA PIERRE DU COQ
   LE DESIR
   PENDANT QUE VOSTRE MAIN DOCTE ...
   SI TU VEUX QUE JE MEURE...