Tristan Corbière
Édouard Joachim Corbière, dit Tristan Corbière, est né le 18 juillet 1845 au manoir de Coatcongar en Ploujean, près de Morlaix, il meurt le 1er mars 1875 à Morlaix. Il est le fils aîné de l' écrivain, journaliste et armateur Edouard Corbière (Brest 1793 - Morlaix 1875).
Après des études dans les lycées de Saint-Brieuc et de Nantes, il est arrêté dans ses études par la tuberculose et les rhumatismes. Il se réfugie dans une maison familiale à Roscoff où il est fortement inspiré par la mer, son père, romancier maritime et poète, l'ayant précédé et influencé.
Il séjourna aussi à Paris et fit un voyage en Italie, lieux qu'on retrouve également dans ses poèmes.
Modifiant son prénom pour prendre celui, plus évocateur, de Tristan, il fait paraître à compte d'auteur en 1873 son unique recueil de poèmes Les Amours jaunes qui passe inaperçu. Corbière sera révélé de manière posthume par Verlaine qui lui consacre un chapitre de son essai Les Poètes maudits (1883).
Tristan Corbière a puisé dans les légendes bretonnes, s'est inspiré des gens qu'il côtoyait, peignant la foule se pressant aux pardon de Sainte-Anne-la-Palud. Défendant son pays, la Bretagne, avec une voix souvent puissante et contenue. Il s'est aussi fait le défenseur engagé des conscrits bretons oubliés dans des conditions de grand dénuement dans le camp militaire de Conlie (Sarthe) en 1870.
Le nom des Amours jaunes a été donné à la bibliothèque publique ancienne de Morlaix. |